Aminata Bicego
Modulation de l’expérience : regards croisés sur hypnose, suggestibilité et psychédéliques
Ces dernières années, l’intérêt pour les psychédéliques comme outil thérapeutique a considérablement augmenté. En association avec la psychothérapie, ces substances ouvrent des perspectives prometteuses pour le traitement de divers troubles cliniques. Un élément sous-etudié de ces approches est la manière dont les suggestions formulées au cours des séances influencent l’expérience vécue par le patient. La suggestibilité – définie comme une sensibilité accrue aux suggestions – est un sujet d’étude central en hypnose et suscite un intérêt croissant dans le domaine des psychédéliques. Comprendre comment ces états modifiés de conscience interagissent avec la suggestibilité pourrait enrichir les pratiques thérapeutiques. L’hypnose, par son cadre théorique et expérimental, offre ainsi une opportunité unique pour mieux cerner les mécanismes de la suggestibilité induite par les psychédéliques.
Aminata Bicego est docteure en psychologie au sein du Sensation & Perception Research Group (GIGA Consciousness, ULiège).
Passionnée par la richesse de la conscience et l’expérience subjective humaine, ses recherches s’orientent vers l’étude neuroscientifique et clinique d’états de conscience auto-induits tels que l’hypnose, ceux issus de pratiques shamaniques ou ceux induits par les psychédéliques. Elle a récemment obtenu une bourse de postdoctorat de deux ans par les actions HORIZON TMA Marie Skłodowska-Curie Postoctoral Fellowship – European Fellowships de la Commission européenne lui permettant d’étudier la combinaison de l’hypnose avec les substances psychédéliques. Le projet de recherche propose, en effet, d’exploiter savoir-faire de l’hypnose pour mesurer l’impact de la suggestibilité et des suggestions dans l’expérience psychédélique.
Intervenante au congrès « les Psychédéliques, psychothérapies et spiritualité », 2025.
Ansgar Rougemont-Bücking
La renaissance psychédélique :
deviendra-t-elle – ou pas – la renaissance de la conscience ?
La métacrise actuelle est une crise de la conscience : la négation de la nature divine de l’homme et le déni de la présence excessive de traumatismes dans nos vies ont formaté notre civilisation au point qu’elle est désormais menacée d’extinction. L’émergence spirituelle et l’évidence traumatique sont au cœur de l’expérience psychédélique. Ces émergences représentent un défi majeur pour une réorientation nécessaire des paradigmes scientifiques et sociétaux. Sans un réaménagement de ces paradigmes, il y a un grand risque que l’expérience psychédélique soit intégrée dans un agenda de domination. La phénoménologie, conjointement avec la « culture de la conscience », correspond à une méthodologie scientifique et épistémologique qui pourrait permettre de rétablir l’expérience fondamentale de la conscience humaine, et ainsi jouer un rôle important dans le développement de solutions viables aux grands défis de notre époque.
Médecin psychiatre
Ansgar Rougemont-Bücking a mené des recherches dans le domaine des addictions et des troubles posttraumatiques dans les universités de Harvard (USA), Lausanne et Fribourg. Il est l’un des pionniers dans l’utilisation médicale des substances psychédéliques en Suisse Romande. Il est l’auteur d’un livre sur la dissociation traumatique structurelle, qui sous-tend la transmission traumatique transgénérationnelle au niveau individuel et collectif (Vampirocene – How structural traumatic dissociation is leading society into a spiral of violence).
Depuis 2021, il est coorganisateur du programme de formation « Psychothérapie psychédélique augmentée – module kétamine » ; une formation qui met particulièrement l’accent sur les aspects phénoménologiques des états modifiés de conscience induits par des substances.
Intervenant au congrès « les Psychédéliques, psychothérapies et spiritualité », 2025.
Brigitte Chavas
Brigitte Chavas
De l’apéro à l’ayahuasca, l’universel désir d’ivresse
Nous cherchons à être plus détendus, plus ouverts, plus reliés, chacun à notre façon et avec les moyens que nous offre notre environnement. Mais nous n’avons pas appris à reconnaitre ce désir profond d’amour et d’unité et à explorer les états de transe consciemment. Nous savons déjà gérer, plus ou moins, nos ivresses connues, dans la fête, le sport, la nature, la création… et sans doute nous gardent-elles en équilibre. Mais elles risquent d’être davantage des récréations, des dérivatifs et des voies sans issue. Retrouvons, comme nos lointains ancêtres, la conscience de nos profondeurs, du mystère qui nous habite et nous entoure, et, dans le monde d’aujourd’hui, la simplicité d’une vie plus entière.
Brigitte Chavas est engagée dans le mouvement transpersonnel en tant que thérapeute, formatrice (Ceshum et Grof Legay Training®) et auteure. Elle accompagne avec la transe depuis plus de 30 ans et forme depuis 20 ans des facilitateurs des états élargis de conscience dont la respiration holotropique.
Elle a écrit de nombreux articles et les ouvrages suivants :
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Guérir l’ego, révéler l’être, le défi des thérapies transpersonnelles – Trédaniel 2010
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Manuel de psychothérapie transpersonnelle – Nouvelles évidences Interéditions Dunod 2011 (2e édition 2025) (Co-écrits avec Bernadette Blin)
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Quand la conscience s’éveillera, accompagnements psycho spirituels, Collectif – L’Harmattan 2016
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Animer un groupe, 80 exercices, jeux et rituels – Editions transpersonnelles 2021(co-écrit avec Alain Barbier)
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En quête de transe, vers la liberté d’être – Vega 2026
Intervenante lors du congrès « Les psychédéliques, psychothérapies et spiritualité, 2025 », stage Rites de passage pour les 15-30 ans « Oser la vie ».
Catherine Duffour
Catherine Duffour
Kétamine : la «petite sœur (moins problématique)» du LSD ?
La conférence à venir abordera l’utilisation novatrice de la kétamine en psychiatrie. Depuis les années 60, la kétamine est couramment utilisée comme anesthésique. Cependant, des recherches récentes ont mis en évidence son potentiel en tant que traitement révolutionnaire pour des troubles mentaux tels que la dépression et le syndrome de stress post-traumatique (SSPT). Cette thérapie peut être administrée dans un cabinet médical indépendant, à condition que le praticien ait une large expérience en psychothérapie et dans le traitement des traumatismes. Une compréhension approfondie du transfert et du contre-transfert, des problèmes d’attachement et des états de conscience modifiés est également essentielle pour la réussite de ce traitement.
Originaire de Corée du sud et ayant grandi en Suisse, Catherine Duffour a pu cultiver cette double appartenance : une vision globale de la vie, une sensibilité pour les mondes invisibles et les états de conscience modifiés (ECM) avec une éducation européenne et une formation académique classique.
En 2017, elle crée CXIO, fondation reconnue d’utilité publique, soutenant une approche intégrative de la santé.
Médecin psychiatre, familière des ECM depuis plusieurs années (méditation, hypnose, respiration, transe au tambour chamanique, jeûne) et en possession d’une autorisation des autorités sanitaires suisses, elle réalise des thérapies psychédéliques à son cabinet. Elle forme également les médecins psychiatres à la psychothérapie «augmentée par substance».
Cette approche lui permet de réunir une pratique médicale pharmacologique, avec une approche relationnelle et psychologique, ainsi que de questionner les notions de spiritualité et de Conscience.
Elle est l’auteure du livre « Kétamine Conscience Thérapie – Les psychédéliques à la lumière de mes patients », 2025.
TITRES :
Dr Catherine Duffour
Spécialiste Psychiatre et Psychothérapeute FMH (Fédération des Médecins Suisses)
Spécialiste en sexologie clinique SSS (Société Suisse de Sexologie)
Thérapeute Systémique et de Famille ASTHEFIS (Association Suisse de Thérapie de Famille et Interventions Systémiques)
Membre titulaire de l’EFTA (Association Européenne de Thérapie Familiale)
Hypnose médicale IRHYS/SMSH
Fondatrice et présidente de CXIO Foundation (vidéo)
Présidente et membre fondatrice de la Société Suisse de Médecine Psychédélique (SSMP)
Intervenante au congrès « les Psychédéliques, psychothérapies et spiritualité3, 2025.
Françoise Bourzat
Retourner aux racines pour mieux soigner :
Comment intégrer la pratique ancestrale des champignons dans la psychologie contemporaine
Alors que le monde scientifique et médical s’intéresse à nouveau à la psilocybine afin de soulager des souffrances émotionnelles, la pratique ancestrale centrée sur l’usage de champignons sacrés nous offre une compréhension plus nuancée et complexe de ce champignon que les autochtones appellent le “docteur”. Mais qu’est ce qu’ils entendent par cette expression?
Je me propose de déployer ce que mes années d’immersion dans cette culture m’a permis de découvrir, et surtout, comment faire le lien entre cette compréhension et notre société orientée vers la psychologie qui se penche sur l’aspect “traitant” de cette molécule.
Psycho-somatologue
Françoise Bourzat est titulaire d’une maîtrise en psychologie corporelle du New College of California (San Francisco, 1990).
Elle est en apprentissage depuis 1987 auprès de chamans et de guérisseurs aux États-Unis et au Mexique.
Au cours des 35 dernières années, elle a voyagé avec des groupes au Mexique, incorporant son expérience de la pratique du conseil à sa connaissance des états de conscience élargis où elle s’associe à des guérisseurs mazatèques locaux lors de cérémonies de champignons sacrés/ contenant de la psilocybine.
Elle soutient des parents en deuil d’un enfant au sein de séminaires centrés sur l’usage de ces champignons.
Elle partage ses connaissances lors de conférences internationales et est l’auteur du livre Consciousness Medicine, publié à North Atlantic Books, Berkeley, California.
Intervenante lors du congrès « Les psychédéliques, psychothérapies et spiritualité », 2025 ainsi que pour les retraites psychédéliques « Soulager le deuil » aux Pays-Bas.
Jan Kounen
Interaction avec le public à propos de son expérience.
Jan Kounen est réalisateur, producteur et scénariste de cinéma. Parti en repérages au Mexique et au Pérou pour son projet d’adaptation de Blueberry, il découvre la culture chamanique des Shipibo-Conibos, dont il tombe amoureux. Il en réalisera un documentaire, intitulé « D’autres mondes ». Il a également créé une association : Spirit of the Anaconda, destinée à lever des fonds pour permettre la conservation du patrimoine culturel shipibo-conibo au Pérou et aider matériellement différentes communautés shipibos. Elle organise également des manifestations pour faire connaître cette culture et cette médecine dans le monde occidental.
Intervenant au congrès « les Psychédéliques, psychothérapies et spiritualité », 2025.
Jeremy Narby
Chamanes, ayahuasca, et soins : de quoi parle-t-on et de quel point de vue ?
Les idées couramment répandues en Europe sur les chamanes, l’ayahuasca, les psychédéliques, les esprits, la spiritualité, et la psychothérapie, diffèrent considérablement des concepts des peuples indigènes qui pratiquent depuis longtemps l’administration de l’ayahuasca. La séparation de la psyche et du corps, qui soutend les notion de “psychédélique” et de “psychothérapie”, est notamment absente dans le monde indigène. Pour ces peuples, l »ayahuasca est avant tout perçu comme une purge qui nettoie la tuyauterie serpentine du corps d’une personne.”
Jeremy Narby a obtenu un doctorat en anthropologie à l’Université de Stanford. Pendant 35 ans, il a collaboré avec l’ONG suisse Nouvelle Planète, soutenant les initiatives des communautés indigènes d’Amazonie, en mettant l’accent sur les droits fonciers, l’éducation bilingue et la sylviculture durable. Il est l’auteur de plusieurs livres, dont « Le serpent cosmique, l’ADN et les origines du savoir » et « Intelligence dans la nature», et il a également coécrit avec Rafael Chanchari « Deux plantes enseignantes ».
Il est membre du comité consultatif de la Fondation suisse Conscience & Santé Mentale.
Intervenant au congrès « les Psychédéliques, psychothérapies et spiritualité », 2025.
Olivier Taymans
Histoire et avenir de la médecine « palliadélique »
Les médecines psychédéliques permettent souvent de mieux vivre, mais elles peuvent aussi aider à mourir en soignant la détresse existentielle qui surgit souvent en fin de vie, ou lorsqu’on se retrouve confronté à un diagnostic de maladie grave. Dans une société industrialisée qui considère la mort comme un échec et qui l’a dès lors repoussée en marge de la vie, il est crucial que nous réapprenions à apprivoiser la mort pour vivre pleinement jusqu’au bout. Des études menées notamment avec la psilocybine et le LSD ont permis à de nombreuses personnes de retrouver du sens et de la joie devant cette échéance commune à tous. Cette conférence retracera l’histoire de cette recherche et exposera les perspectives d’utilisation de ces médecines de l’âme en soins palliatifs. »
Psychologue clinicien, réalisateur
Passionné par les psychédéliques depuis une bonne trentaine d’années, Olivier Taymans a d’abord été journaliste indépendant, critique des médias et traducteur. Il a notamment réalisé un documentaire radiophonique sur le centre Takiwasi (Pérou). Ancien rédacteur en chef du site de l’OPEN Foundation (Pays-Bas), il a interviewé de nombreux chercheurs psychédéliques sur leurs travaux. Intervenant volontaire en soins palliatifs pendant trois ans, il donne régulièrement des conférences sur les thérapies psychédéliques en fin de vie dans des services de soins palliatifs. Il figure parmi les membres fondateurs de la Psychedelic Society Belgium (PSBE).
Intervenant au congrès « les Psychédéliques, psychothérapies et spiritualité », 2025.
Olivier Vuagniaux
Olivier Vuagniaux
Et si tout venait du corps ?
Plus de 30 ans de pratique de psychothérapie corporelle m’a amené à considérer le corps comme étant dépositaire d’une conscience bien plus profonde et active que nous pouvons l’imaginer avec notre mental. Sur les traces de Jeremy Narby, de F.-A- Popp, mais aussi de Luis Ansa ou de Sri Aurobindo, le corps physique se révèle être la source d’une lumière cohérente et consciente qui est une vibration cellulaire apparaissant à l’aube de notre conception et qui va avoir un rôle prépondérant et déterminant dans nos vies.
Ce champ de cohérence invisible et intangible est la base de notre organisation biologique, mais aussi psychologique et spirituelle. Le travail psychothérapeutique, comme le cheminement spirituel, pouvant être alors compris comme étant le processus qui nous ramène à cette vibration essentielle en traversant tout ce qui nous en sépare et qui est fait, en grande partie, de nos propres projections et croyances mentales et de celles de nos lignées, le plus souvent construites sur des vécus traumatiques.
Comme beaucoup l’on déjà décrit, les psychédéliques offrent l’opportunité unique d’accéder à ce champ de conscience chromosomique et de nous connecter à cet « hologramme » ontologique. Existe alors la possibilité d’activer l’intention, lors des psychothérapies assistées par psychédéliques, à rejoindre cette définition charnelle et multidimensionnelle de nous-mêmes, source potentielle d’un grand changement dans l’expérience que nous faisons de notre incarnation.
La descente dans la matière-chair (et non la fuite hors du corps) et l’accès à cette conscience non mentale serait alors l’acte psychologique et spirituel le plus audacieux et le plus fécond… !
Vincent Verroust
De la Sierra Mazatèque aux laboratoires : la rencontre de la science occidentale avec les effets enthéogéniques des champignons hallucinogènes du Mexique (années 1950)
La reconnaissance, par la science occidentale, des propriétés psychotropes des champignons hallucinogènes du Mexique ne s’opère qu’au milieu du XXᵉ siècle, à une époque où les recherches sur les hallucinogènes sérotoninergiques restaient limitées. Si la mescaline était déjà identifiée et si les premières études sur le LSD prenaient forme, la « découverte » menée par R. Gordon et Valentina Wasson, en collaboration étroite avec Roger Heim (1900-1979), directeur du Muséum national d’Histoire naturelle de France, marqua un tournant. Ensemble, ils documentèrent des pratiques mexicaines d’ingestion de champignons psychotropes, souvent dans un but divinatoire, ouvrant un champ inédit de recherche à la croisée de l’ethnologie, de la mycologie et de la psychopharmacologie.
Cette communication propose une analyse historique et épistémologique du rôle de Heim dans cette entreprise scientifique, depuis l’identification taxonomique des espèces jusqu’aux premières expérimentations visant à comprendre leurs effets psychiques. Une attention particulière sera portée à la dimension spirituelle ou mystique des expériences induites et à la manière dont celles-ci peuvent modifier en profondeur les cadres de croyance. Nous montrerons comment, dans les années 1950-1960, ces observations ont mis à l’épreuve les frontières de la science et de l’objectivité, contraignant Heim à repenser ses outils méthodologiques et ses catégories conceptuelles.
Inserm, France
Docteur en philosophie (histoire des sciences et épistémologie)
Chercheur post-doctoral, projet ARCHE
Chercheur associé, Unité de recherche Psycomadd, CHU Paul Brousse, Villejuif / Université Paris-Saclay
Commissaire scientifique de l’expo “Drogues – Ivresses et sociétés”, Musée de l’Homme (MNHN Paris, nov. 2026)
Fondateur de la Société Psychédélique française.
Intervenant au congrès « les Psychédéliques, psychothérapies et spiritualité », 2025.
Dominique Nora
« Voyage dans les médecines psychédéliques
LSD, MDMA, champignons hallucinogènes, transes… »
Une interview de Marcellin Willems (réalisateur du podcast « la journée commence par le rêve) au sujet de livre de Dominique Nora sorti chez Grasset en 2025 : « Voyage dans les médecines psychédéliques ».
A travers reportages, témoignages, enquêtes sur les découvertes scientifiques et expérimentation personnelle de nombre des thérapies décrites dans cet ouvrage, Dominique Nora nous invite à un voyage pédagogique sur la piste d’une médecine psychédélique en pleine renaissance.
LSD, champignons hallucinogènes, ecstasy: ces substances sont classées comme des drogues addictives, toxiques et sans intérêt médical. Et pourtant… Comme hier la transe hypnotique, les états modifiés de conscience induits par ces molécules psychédéliques – c’est-à-dire “qui révèlent l’âme”- pourraient, à certaines conditions, devenir de puissants outils au service d’une santé mentale en pleine crise mondiale.
Aux Etats-Unis, au Canada, en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas, des centaines d’études cliniques testent des psychothérapies “augmentées” par ces psychotropes contre les dépressions résistantes, les angoisses de fin de vie, les troubles anxieux, le stress post-traumatique de tous ordres, les addictions ou les désordres alimentaires… La communauté scientifique tente d’adapter au monde contemporain ces “médecines” pratiquées depuis des millénaires par les peuples autochtones, explorées par la science occidentale dans les années 50 et 60, puis tuées par la “Guerre aux drogues” de Richard Nixon.
La Suisse a déjà intégré la MDMA, la psilocybine des champignons hallucinogènes et le LSD à son arsenal psychiatrique. Longtemps rétive, la France vient d’achever sa première étude hospitalière pilote: un traitement à la psilocybine contre l’alcoolisme sévère. Les besoins de mieux-être psychique de nos sociétés déboussolées sont tels qu’un nombre croissant d’Américains et d’Européens ont à présent recours à des thérapeutes psychédéliques illégaux, ou tentent l’auto-médication. Ce qui peut s’avérer très dangereux.
Dominique Nora, grand reporter au Nouvel Obs, est l’auteur de six ouvrages : Les Possédés de Wall Street (1987), L’Étreinte du samouraï : le Défi japonais(1991), Les Conquérants du cybermonde (1995), Le Hold-up planétaire : la face cachée de Microsoft (avec Roberto Di Cosmo, 1998), Les Pionniers de l’or vert : ils inventent le XXIe siècle, (2009), Lettres à mes parents sur le monde de demain (2015).
Elle écrit « Voyage dans les médecines psychédéliques, LSD, MDMA, champignons hallucinogènes, transes… » en 2025
A travers reportages, témoignages, enquêtes sur les découvertes scientifiques et expérimentation personnelle de nombre des thérapies décrites dans cet ouvrage, Dominique Nora nous invite à un voyage pédagogique sur la piste d’une médecine psychédélique en pleine renaissance.
LSD, champignons hallucinogènes, ecstasy: ces substances sont classées comme des drogues addictives, toxiques et sans intérêt médical. Et pourtant… Comme hier la transe hypnotique, les états modifiés de conscience induits par ces molécules psychédéliques – c’est-à-dire “qui révèlent l’âme”- pourraient, à certaines conditions, devenir de puissants outils au service d’une santé mentale en pleine crise mondiale.
Aux Etats-Unis, au Canada, en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas, des centaines d’études cliniques testent des psychothérapies “augmentées” par ces psychotropes contre les dépressions résistantes, les angoisses de fin de vie, les troubles anxieux, le stress post-traumatique de tous ordres, les addictions ou les désordres alimentaires… La communauté scientifique tente d’adapter au monde contemporain ces “médecines” pratiquées depuis des millénaires par les peuples autochtones, explorées par la science occidentale dans les années 50 et 60, puis tuées par la “Guerre aux drogues” de Richard Nixon.
La Suisse a déjà intégré la MDMA, la psilocybine des champignons hallucinogènes et le LSD à son arsenal psychiatrique. Longtemps rétive, la France vient d’achever sa première étude hospitalière pilote: un traitement à la psilocybine contre l’alcoolisme sévère. Les besoins de mieux-être psychique de nos sociétés déboussolées sont tels qu’un nombre croissant d’Américains et d’Européens ont à présent recours à des thérapeutes psychédéliques illégaux, ou tentent l’auto-médication. Ce qui peut s’avérer très dangereux.
Ce livre n’est en aucun cas une incitation à devenir psychonaute, mais montre les bienfaits de ces « nouvelles anciennes thérapies » dans un cadre médical responsable.
Elle a été une de nos intervenante pour notre congrès Les psychédéliques, psychothérapies et spiritualité en 2025.